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Dans un article récemment publié en PLoS ONE, les chercheurs aux États-Unis examinaient le lien entre manger souvent au restaurant et un risque de décès plus élevé.

Manger à l’extérieur est populaire pour plusieurs raisons, telles que la convenance et la socialisation. Mais, la nourriture servie sont souvent à haute valeur calorique, riche en gras et le sodium, avec moins d’éléments nutritifs. On pouvait donc craindre que la consommation fréquente de la nourriture des restaurants puisse entraîner des problèmes de santé. À date, il n’y a que quelques études sur l’association entre la nourriture servie dans les restaurants et le poids corporel, le cholestérol HDL, la glycémie et les niveaux d’insuline. Cependant, il n’y a aucune étude publiée qui examinait la fréquence de la consommation de la nourriture des restaurants et les risques de la décès cardiométabolique et le décès pour toutes causes.

La nourriture des restaurants cause-t-il le décès ?

Dans un article publié en PLOS One, les chercheurs aux États-Unis ont mené une étude observationnelle de cohorte prospective pour examiner l’association entre l’alimentation au restaurant et les risques de la décès cardiométabolique et le décès pour toutes causes dans la population américaine.

Pour mener l’étude, ils ont accumulé les données sur la fréquence de manger aux restaurants de l’enquête nationale sur l’examen de la santé et de la nutrition entre 1999 et 2004 en combinaison avec les données sur la mortalité du centre national de statistiques sur la santé. La population de l’étude incluait des participants de 40 années ou plus au point de départ et excluait des femmes enceintes ou allaitant, les participants qui manquaient d’information sur leurs biomarqueurs, la fréquence d’alimentation au restaurant ou un suivi de la mortalité. En plus d’analyser les données sur les taux de la mortalité, les chercheurs ont aussi examiné plusieurs biomarqueurs nutritionnels et cardiométaboliques, incluant le cholestérol total et le cholestérol HDL, les triglycérides, le glucose, l’insuline, la protéine c-réactive, le folate, les caroténoïdes et les vitamines C, D et E.

Plus d’un tiers des participants ont déclaré qu’ils mangeaient au restaurant au moins trois fois par semaine et un peu plus de 10 % déclaré qu’ils ne mangeaient jamais au restaurant. C’était plus commun pour les hommes, les blancs non-hispaniques, les personnes entre les âges de 40 à 59, celles qui avaient un IM plus haut, un enseignement supérieur, les buveurs d’alcool courants et celles qui ne sont pas atteintes d’une maladie chronique de manger au restaurant au moins trois fois par semaine.

Manger au restaurant n’est pas liée à la mortalité toutes causes

Après ajustement aux variables confusionnelles, l’analyse de l’étude n’a observé aucune association entre la fréquence de manger au restaurant et le décès (cardiométabolique et toutes causes). De plus, des autres biomarqueurs métaboliques observés n’ont découvert aucune association à la fréquence d’alimentation au restaurant. Il y avait une diminution en quelques biomarqueurs nutritionnelles, telles que folate et caroténoïde, avec une fréquence accrue d’alimentation au restaurant, mais aucune association était établie entre les vitamines C, D et E.

Cette étude était le premier d’examiner l’association entre manger au restaurant et le décès, dès que seulement quelques études antérieures ont investigué son association entre la nourriture des restaurants et des conditions spécifiques, tel que le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Les avantages de l’étude sont qu’il y avait un échantillon représentatif au niveau national et l’indice du IMC, plusieurs factrices confusionnelles et l’évaluation sur la fréquence d’alimentation consommait au restaurant. Cependant, les restrictions peuvent inclure la nature observationnelle de l’étude, le manque d’évaluations répétitives sur la fréquence d’alimentation au restaurant pendant la période de suivi et la latence de plusieurs maladies métaboliques, ce qui pourrait être impossible d’observer pendant la courte période de suivi de neuf ans.

En général, l’étude n’a trouvé aucune association qui lie la consommation fréquente de la nourriture des restaurants au décès cardiométabolic ou la mortalité toutes causes, malgré le lien entre la consommation de la nourriture des restaurants et un mauvais régime alimentaire.

Écrit par : Maggie Leung, PharmD
Traduit par : Paige Ross

Référence : Kant, A. K., & Graubard, B. I. (2018). A prospective study of frequency of eating restaurant prepared meals and subsequent 9-year risk of all-cause and cardiometabolic mortality in US adults. Plos One, 13(1). doi:10.1371/journal.pone.0191584

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